Autoédition : ma toute première fois


Auto-édition, Livre pratique, Outils / jeudi, mai 3rd, 2018

le Journal de l'écrivain autoédité (couverture verte)Dans moins de 48 heures, mon nouveau livre Le journal de l’écrivain autoédité sera disponible sur Amazon. Pour la première fois, j’ai fait le choix de l’autoédition. Comment cela s’est-il passé ? Pourquoi ai-je choisi une plateforme plutôt qu’une autre ? Quelles ont été les bonnes et les mauvaises surprises sur le chemin ? Voici mon retour d’expérience.

Pourquoi ai-je fait le choix de l’autoédition ?

Tout d’abord, lorsque vous choisissez comme titre Le journal de l’écrivain autoédité, un peu de logique ne nuit pas… Il aurait été difficile d’être crédible en prenant une autre option !

Pour les besoins de mon coaching, j’avais déjà testé tout le processus en utilisant les textes de mon blog.  Mais ne voulant pas vendre du contenu par ailleurs disponible gratuitement, je m’étais arrêtée juste avant de lancer l’impression.

Le sujet de ce nouveau livre était donc l’occasion rêvée…

Pourquoi avoir choisi CreateSpace ?

Pour ce livre, j’ai choisi la formule proposée par CreateSpace, la plateforme d’Amazon. Soyons honnête, c’est l’aspect financier qui a déterminé mon choix.

Sur de nombreux sites d’autoédition, vous devez commander en moyenne entre 150 et 200 exemplaires pour bénéficier d’un tarif intéressant. Ce qui vous oblige à avancer une certaine somme sans aucune garantie de vendre les livres que vous allez stocker dans votre garage.

Avant même de me lancer dans ce projet, j’avais décidé d’y consacrer un certain budget. Comme mon idée était de proposer un journal que les futurs écrivains utiliseront pendant de longues semaines, je voulais que le livre soit aussi un objet qui fasse envie. Comme un beau carnet. Agréable à regarder, facile à utiliser, avec la possibilité de choisir sa couverture… J’ai donc écrit les textes mais j’ai fait appel à une graphiste professionnelle pour la mise en page.

La qualité ayant un coût, il ne restait plus rien dans l’enveloppe. J’ai donc fait le choix du Print On Demand (POD). En autoéditant avec CreateSpace, je bénéficie de la visibilité d’Amazon sans avoir un euro à débourser pour cela. C’est l’acheteur qui, en commandant le livre, en déclenche la fabrication et la paie. Je n’ai donc pas d’argent à avancer.

Les bonnes et moins bonnes surprises de l’autoédition

Une fois ce choix fait, l’aventure pouvait commencer. Cela a-t-il été facile ? Plutôt. Même si, inévitablement, il y a eu quelques surprises.

S’autoéditer est facile mais chronophage

Si vous me lisez régulièrement, vous savez que toutes les plateformes accompagnent pas-à-pas les futurs auteurs et les difficultés sont donc aplanies. J’ai pu le constater avec CreateSpace. Le site est en anglais, mais si cela ne vous pose pas de problème, les tutoriels sont très bien faits. Il n’en demeure pas moins que l’autoédition est une activité chronophage. Vous devez préparer vos fichiers à la perfection avant de les télécharger : marges, pagination, texte, illustrations…tout doit être parfait et répondre au cahier des charges de la plateforme.

Il est vrai que j’ai cherché la difficulté en proposant non pas un mais trois livres en même temps. J’ai passé beaucoup de temps à relire les textes et à réviser la mise en page. Et pourtant… si les versions avec les couvertures vertes et roses ont été téléchargées sans problème, la version bleue a été rejetée à trois reprises. Problème de format, de pixels sur l’image de couverture, de dépassement de moins d’un millimètre sur une marge de page… Autant d’allers-retours mangeurs de temps et sources de stress !

Les frais cachés de l’autoédition

La publication de votre livre sur CreateSpace est gratuite… enfin pas tout à fait.

Journal de l'écrivain autoédité, couverture roseUne fois les fichiers téléchargés et approuvés par Amazon, il vous faut valider les épreuves de votre livre. Vous pouvez le faire en ligne ou à partir d’un exemplaire papier que vous devez commander. Comme il est très difficile de revoir 246 pages sur un écran en gardant le même état de vigilance, j’ai donc commandé les trois versions papier. Les épreuves sont gratuites… mais pas les frais de port ! Et comme les livres sont imprimés aux USA, CreateSpace vous propose trois options. Un envoi express (quelques jours), normal (2 semaines) ou lent (plus d’un mois). Une fois si près du but, je ne pouvais pas me résigner à attendre un mois et ai donc payé pour une expédition rapide à plusieurs dizaines de dollars…

Une fois le livre validé par vos soins, Amazon le met en vente. Vous devez toutefois commander vos propres exemplaires, notamment pour effectuer vos démarches de dépôt légal à la Bibliothèque nationale de France. Cela signifie donc de nouveau un envoi express pour ne pas vous retrouver hors délai. Au total, j’ai donc dépensé environ 200 euros (pour les 3 versions du livre) avant même de pouvoir le présenter au public.

La qualité est au rendez-vous

Voilà pour les surprises auxquelles je ne m’attendais pas vraiment. Mais la bonne nouvelle est la qualité des livres que j’ai reçus. Les couvertures sont belles, les finitions impeccables, l’impression parfaite, le rendu professionnel. Quel plaisir ! À l’œil, rien ne distingue ce livre autoédité d’un livre édité de manière traditionnelle. Je dois avouer qu’il y a un peu de magie là-dedans, un petit côté « c’est moi qui l’ai fait » qui me remplit de fierté.

L’autoédition, c’est fun !

L’expérience que j’ai vécue en choisissant d’autoéditer ce livre a été extrêmement gratifiante. Malgré les petits bugs techniques, j’ai adoré contrôler tout le processus d’édition. J’étais aux commandes et j’ai aimé. J’ai respecté mon budget, (presque) tenu les délais, fait des choix qu’aucun éditeur ne m’aurait permis de faire et acquis une expérience qui me permettra de répondre encore mieux aux besoins des auteurs en herbe que j’accompagne… C’est décidé, je recommence pour le prochain livre !

Pour découvrir mon livre et choisir votre version, c’est ici !

 

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