Écrire un livre : stop aux idées reçues


Ecrire, Livre pratique / dimanche, décembre 31st, 2017

écrire un livre n'est pas toujours ce que l'on croitÉcrire un livre est à la fois un privilège et une expérience unique sur bien des points. Mais avant d’en arriver là, il arrive que certaines croyances se mettent en travers de la route des futurs auteurs. Voici les idées reçues qui, d’après moi, reviennent le plus souvent.

#1 Mon environnement doit être idéal

Faites-vous partie de ceux qui pensent qu’on ne peut écrire un livre uniquement lorsque toutes les conditions sont réunies : le moment idéal, l’équipement informatique dernier cri, et l’environnement propice à l’écriture ?

Par expérience je pense que ce sont des excuses faciles à avancer lorsqu’on a envie d’écrire un livre mais aussi un peu peur de se lancer.

Le moment idéal n’existe pas

Dans la vraie vie, le moment idéal n’existe pas. Mes clients sont des personnes qui travaillent, ont une famille et une vie sociale. Aucun ne dispose de semaines à consacrer uniquement à l’écriture car ce ne sont pas des écrivains professionnels. Ce qui compte, c’est la motivation et la régularité. Même 20 minutes par jour pendant 100 jours suffisent pour écrire un livre de 150 pages.

Un papier et un crayon suffisent

Concernant l’équipement, certaines personnes pensent qu’elles ont obligatoirement besoin d’un ordinateur et de logiciels dédiés à l’écriture de livres. Ce n’est pas vrai. J’ai écrit mon premier livre à la main sans ordinateur (je n’en avais pas) pour le saisir ensuite sur le portable d’un ami. Et je n’ai jamais utilisé de logiciels tels que Scrivener (sans doute parfait pour les romans mais superflu pour l’écriture d’un livre pratique).

Dans l’absolu, pour écrire, vous n’avez besoin que d’un cahier et d’un stylo. C’est un crayon, pas un ordinateur, qui a été déposé sur le cercueil de Jean d’Ormesson.

Aujourd’hui, j’utilise autant l’ordinateur que mes carnets et mes fiches bristol et cela ne fait aucune différence.

Donc l’ordinateur bien sûr mais si vous n’en avez pas (ou n’y avez pas accès tout le temps), ce n’est pas un réel problème. Il paraîtrait même qu’on est plus créatif quand on écrit à la main !

Le lieu idéal est celui qui vous inspire

Le dernier point concerne l’endroit idéal pour écrire. Vous n’avez pas besoin d’un « cabinet d’écriture » et d’ailleurs je suppose que nous sommes peu nombreux à disposer d’une telle pièce.

Personnellement mon bureau est installé dans un angle de mon salon. Cela me permet d’écrire assise devant l’écran, ou en boule sur le canapé avec mon chien à mes côtés. Parfois, je m’installe aussi sur la table de la salle à manger car j’ai remarqué que cela m’aidait à structurer mes textes. Bref, je pratique le « nomadisme domestique ».

Le lieu idéal n’est pas une pièce mais l’endroit où vous vous sentez bien pour écrire. Et il peut varier en fonction des jours ou des heures. Cela peut être le cabinet dans lequel vous recevez vos clients, un café, une bibliothèque, votre lit…

Je vous conseille de tester différents endroits et de noter combien de mots vous écrivez durant chaque séance d’écriture. Vous aurez ainsi une vision objective des espaces dans lesquels vous êtes le plus productif.

#2 Mon sujet doit être original

Autant le préciser: tout a été dit sur tout. Je vous mets au défi de trouver un seul sujet qui n’aurait pas déjà fait l’objet d’au moins un ouvrage. C’est encore plus vrai depuis que l’autoédition a libéré la parole des auteurs et des passionnés de toutes natures.

En réponse à cette idée reçue – qui a priori semble légitime- j’aime citer Gilles Vigneault. « Tout a été dit mais pas par moi ». Ce qui vous rend unique, c’est votre expérience professionnelle ou votre expérience de vie. Vous avez vos mots à vous, votre façon de voir et de dire les choses. Ne vous laissez donc pas arrêter dans votre élan, surtout si vous êtes dans un domaine très compétitif. C’est votre personnalité que vos lecteurs viendront chercher.

#3 Mon premier jet doit être le bon

Comment ne pas être paralysé si vous pensez que votre premier jet doit être parfait ? Cette ambition vous honore mais elle est tout simplement hors de portée. Par définition, un premier jet est un brouillon. Et comme tout brouillon, il y a une forte probabilité qu’il soit mauvais (ou en tous cas perfectible). C’est normal.

L’objectif d’un premier jet est véritablement « d’accoucher » d’un projet. La première version d’un manuscrit est encore très loin d’être un livre. Pour le moment, c’est une succession de mots, avec des fautes d’orthographe, de syntaxe et des incohérences dans la construction. Il est même probable que votre technique d’écriture a fortement évolué entre les premières et les dernières pages.

Donc, quand vous imprimez votre premier jet, ne vous attendez surtout pas à avoir un livre entre les mains. Vous êtes au début du processus créatif mais vous êtes déjà allé plus loin que les personnes qui veulent écrire un livre et ne s’y mettent jamais. Vous pouvez donc être fier de vous.

Un dernier conseil : soyez confiant et croyez que le livre que vous vous apprêtez à écrire peut réellement transformer votre vie et celles des autres.

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